Hortense : crises d’angoisse et  claustrophobie

J’ai découvert la Thérapie Enfant Gigogne®  par une connaissance qui l’avait pratiquée.

À la suite de cela, j’ai acheté le livre L’Enfant Gigogne. J’ai lu le livre et je me suis reconnue, j’ai reconnu mes peurs dans ce livre… et je me suis dit que ça pourrait m’aider.

Parce que moi, au début, je faisais des crises d’angoisse en voiture. Je ne pouvais pas prendre la voiture. Je ne pouvais pas prendre tout ce qui était transport en commun, ce n’était pas possible.

Au début, c’est parti de cela, mais petit à petit, au fil du temps, ça s’est amplifié avec beaucoup de choses, c’est-à-dire que j’avais peur du sang, j’avais le vertige pour rien, j’étais claustrophobe, j’avais peur du monde… Et en fait, je me suis dit : « Qu’est-ce qui s’est passé pour que j’aie peur comme ça d’un seul coup ? Alors qu’avant je n’avais pas toutes ces peurs-là ! »

Et donc, quand j’ai découvert cette thérapie, je me suis dit : « C’est sûrement la bonne, c’est sûrement comme cela que je vais pouvoir trouver mes réponses et guérir. »

Au début de la thérapie, j’ai commencé avec les crises d’angoisse dans les voitures, c’est cela, je ne pouvais plus du tout me retrouver dans une voiture… c’était invivable… je ne pouvais pas sortir avec des amis… je ne pouvais pas avoir le permis de conduire, je ne pouvais pas me faire véhiculer…

Je n’avais pas de vie, je n’avais pas de vie sociale, je n’avais pas de vie tout court. J’étais tout le temps chez moi, je faisais des crises d’angoisse constamment. Ce qui a vraiment déclenché ça, c’est que lorsque j’étais au lycée, j’étais en internat, et au fur et à mesure j’ai dû quitter l’internat et j’ai même dû arrêter le lycée, parce que c’était devenu invivable pour moi. C’étaient des crises d’angoisse à répétition plusieurs fois dans la journée… c’était intenable.

Je ne me sentais vraiment pas bien, je me suis renfermée sur moi-même… et déjà que j’ai tendance à être solitaire, je me suis dit : « Si je me renferme sur moi-même, c’est terminé… » Je suis jeune, je ne peux pas me renfermer comme ça !

Donc, j’ai décidé de tenter cette thérapie et ça a plutôt bien fonctionné !

Et je suis contente !

Du coup, pendant cette thérapie, on est remontés au jour de ma naissance.

Donc c’est à ma naissance que tout s’était passé… ma peur de la voiture.

C’est que le jour de ma naissance pour aller à la maternité, mon père roulait vite parce que j’étais vraiment en train de naître et ma mère avait très peur, elle avait peur qu’on meure, pas qu’on meure, mais qu’on ait un accident et aussi que ce soit mon père qui soit obligé de l’accoucher pour que je naisse…

Enfin, c’était beaucoup de peur, beaucoup de stress, de la vitesse, de la précipitation, et ben moi bébé, j’ai pas compris tout ça, et j’ai eu beaucoup de mal et ça a ressorti beaucoup de peur, de la voiture, avec la vitesse, de l’appréhension, la peur, et au fur et à mesure de la thérapie, ça m’a fait du bien et j’ai retrouvé des choses que je ne pensais jamais pouvoir retrouver.

Par exemple, retrouver le visage des docteurs qui étaient autour de moi… Je me souviens des docteurs qui ont accouché ma mère, c’est assez impressionnant… et j’avoue qu’au début je ne croyais pas trop en mes souvenirs, et après j’ai demandé à mes parents et mes parents ils m’ont dit : « Ah oui, effectivement, ils étaient comme ci et comme ça, et tout, tu as raison », et tout le monde était impressionné et c’est vrai que, même moi encore aujourd’hui, je suis impressionnée d’avoir pu me souvenir de tout ça, de tous ces petits détails.

Donc avant, dans une voiture, je me sentais mal, je me sentais oppressée, et j’avais horreur de la vitesse. Dès qu’on accélérait, j’avais des peurs incontrôlables, j’arrêtais de respirer, même la plus grosse crise que j’aie eue, je me suis mise à hurler, j’avais vraiment l’impression que j’allais mourir, à chaque fois j’avais l’impression qu’on allait avoir un accident, que ça allait être la fin.

Et, quand j’ai retrouvé ma naissance, c’était ça, c’était ce que ma mère avait vécu en allant à l’hôpital où mon père allait vite et du coup elle avait peur, elle avait peur qu’on ait un accident, qu’on meurt, que ça se passe mal, et moi j’ai ressenti toutes ses émotions, et au fur et à mesure de ma vie, tout cela est ressorti, et ça n’était pas… ça n’était pas vivable du tout…

Extrait de « Guérir le futur des blessures du passé : La Thérapie enfant Gigogne® » Éd Trédaniel

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