Les patients témoignent
Gaëlle : la puissance de la loyauté autodestructrice d’une petite fille envers un père « incestueur »
À côté des multiples souffrances générées par tous ces traumatismes retrouvés, une volonté de fer a émergé qui m’a permis d’effectuer ce long périple entre formation et travail thérapeutique, d’une bonne vingtaine d’années.
Merci à Dame résilience…
Merci à J.-P. pour son professionnalisme, son humanité, sa passion qui guérit l’autre, celui qui souffre, et pour sa patience démesurée.
Étonnamment, après ce travail de pardon, je remercie mes parents, à cause de… grâce à… tous ces traumatismes, qui peuvent faire sombrer dans la folie quand ils restent dans l’ombre de l’inconscient, ou qui peuvent nous aider à nous révéler quand ils accèdent et se transforment à la lumière de la conscience…
Je sais qui je suis et fière de l’être !
Joannes et le désespoir d’une rupture amoureuse
Installé confortablement sur le divan, avec l’accompagnement du thérapeute, mon corps et mon mental se détendent et peu à peu, mot après mot, j’entre progressivement en état modifié de conscience, je reconnecte toutes les émotions difficiles de ce que je vis actuellement et elles me guident jusqu’à la source de mon mal-être.
Contrairement à d’autres séances où il fallait parfois un peu de temps pour trouver la source de ma difficulté, cette fois-ci les choses étaient très claires et me sont venues ainsi :
— Il est là !
En prononçant ces mots, je me suis senti comme instantanément propulsé dans le ventre de ma maman.
Je me rappelle avoir pris une grande inspiration avant de revivre un sentiment extrêmement douloureux accompagné de contractions thoraciques violentes, une détresse mentale et physique la plus intense que tout ce que j’avais pu vivre jusque-là.
Mon thérapeute poursuit son questionnement, il me demande de préciser :
— Qui est-il ?
Je lui réponds :
— Mon frère, il est là, mais il s’en va, c’est horrible !
Rose et les saignements rectaux
… J’ai dû alors rapatrier dans ma maison de location qui ressemblait tellement à celle des grands-parents beaucoup d’objets ayant appartenu à mon père et à mes grands-parents, car je ne voulais pas jeter, sans doute par rapport à une certaine loyauté.
Quelques mois après, des ballonnements au niveau des intestins sont apparus, puis ces ballonnements intermittents sont devenus des constipations avec saignement et mucus dans les selles.
J’ai été orientée par mon médecin traitant vers un spécialiste gastroentérologue qui, avant d’envisager une coloscopie, a procédé à un toucher rectal que j’ai vécu physiquement et relationnellement avec une extrême violence ! La coloscopie pratiquée par la suite a révélé une rectocolite hémorragique au niveau du rectum.
Je me suis interrogée sur l’enchaînement de tous ces évènements et leurs liens que je ne percevais pas sur le moment, bien que vaguement je ressentisse que tout cela n’était pas que du hasard !
J’ai décidé d’aller explorer les profondeurs de ma mémoire pour identifier les causes passées possibles de cette rectocolite hémorragique dont les spécialistes que j’ai consultés me disaient qu’aucune étude n’avait jamais démontré de liens psycho-émotionnels avec cette maladie !
Pascale : « je me suis guérie de vingt ans d’infections urinaires »
Et quand le thérapeute m’a demandé quel jour cela s’était passé, j’ai réalisé que c’était un samedi soir.
J’ai compris alors pourquoi je faisais les infections urinaires le week-end, ces attouchements avaient eu lieu un samedi soir.
C’était une façon d’exprimer et de mettre au jour ce qui s’était passé.
Après la mise en paix, les infections urinaires se sont arrêtées, je n’ai plus jamais fait d’infections urinaires depuis.
Ça fait maintenant un certain nombre d’années !
Chloé : derrière des toc envahissants… les appels à l’aide d’une petite fille…
… et les résultats sont là !
Je suis libérée d’une grande souffrance qui m’était incompréhensible.
Pour finir en beauté, lors de mon contrôle gynécologique, le papillomavirus s’était totalement résorbé !
Ma gynécologue m’a dit que mon corps s’était autoréparé, elle-même en était stupéfaite !
Mais moi, je savais que la mise en lumière du traumatisme avec sa résolution avait permis à mon vagin qui avait été meurtri de s’autoguérir.
Dans la continuité, après la mise en lumière du traumatisme de ce viol, une autre petite fille s’est rapidement réveillée…
Sahra : « mon chemin pour comprendre ce que mon corps voulait me dire…»
Lors d’autres explorations de l’Enfant Gigogne., je retrouvai des attouchements imposés par mon grand-père, cet homme que j’aimais tant…
Ce fut le premier grand mouvement au niveau de mes cellules !
Le corps avait été entendu et reconnu dans ses souffrances.
C’est tout naturellement que celui-ci se mit en mode réparation !
Je sentis, sur le chemin du retour de cette mémorable consultation, une douleur violente dans mon sein, comme quelque chose qui éclatait !
Et, en même temps, ma petite voix me disait : « Ne touche pas ton corps, laisse faire », et ce, pendant presque une semaine !
J’étais tellement impatiente de toucher ce sein, habituée depuis des mois à le caresser comme une maman qui caresse son enfant en souffrance !
Ce jour arriva très vite, bien que je ne m’attende à rien de particulier, juste cette envie de caresser à nouveau ce sein.
Quelle ne fut pas ma surprise… il n’y avait plus de nodule, tout du moins je ne sentais plus rien…
Très vite, je fis confirmer ce ressenti par un examen qui ne découvrit plus aucune cellule cancéreuse ! Je n’en croyais pas mes yeux !!!
Mon corps, cet être doué d’une intelligence hors normes, dépassant toutes mes visions du corps humain, venait d’accomplir « l’impossible ».
Il s’était autoréparé !!
Olga : mon gynécologue m’a confirmé que mes découvertes faites en TEG au sujet des causes de mes douleurs lors de mes rapports sexuels, étaient bien fondées.
Quelques jours après avoir identifié et mis en paix ce traumatisme d’abus sexuel, j’ai RDV avec mon nouveau gynécologue.
Je lui parle de mes douleurs lors de mes rapports sexuels.
Après m’avoir auscultée, il me regarde et me dit :
« Bon, là il faut qu’on parle ! Avez-vous accouché par voie basse, et si oui, est-ce que l’accouchement a été particulièrement difficile ?
— Non, j’ai accouché par césarienne en urgence.
— Je vais vous poser une question très directe : avez-vous été abusée sexuellement lorsque vous étiez enfant ? »
Je suis surprise par son questionnement et lui réponds :
« Je viens de faire un travail thérapeutique où j’ai retrouvé un viol subi quand j’étais enfant.
— Oui, madame, je vous confirme que les lésions que j’observe sont le résultat d’une pénétration particulièrement violente vécue vers l’âge de 2‑3 ans…
— C’est exactement le souvenir que j’ai retrouvé ! Comment pouvez-vous le voir ?
— Les lésions que vous avez, qui sont à l’origine des douleurs lors des rapports sexuels, sont dues à un processus de fibrose entraînant un durcissement des tissus qui perdent leur élasticité et qui leur confèrent un aspect figé, rugueux, dur.
Alors, vous pourrez dire à votre thérapeute qu’il vous a permis de retrouver un souvenir qui correspond bien à une réalité que je peux observer aujourd’hui par rapport aux lésions que vous avez.
Isabelle et le burn out
Les séances d’état modifié de conscience ont été parfois éprouvantes mais absolument nécessaires pour aller jusqu’à la racine des maux et me libérer de leurs émotions terriblement douloureuses et si profondément enkystées.
Tout ce poids de souffrance s’est dissous progressivement grâce à chaque séance d’exploration suivie de chaque séance de mise en paix de l’Enfant Gigogne® retrouvé et grâce aussi à ma thérapeute, témoin bienveillant qui accueillait sans jugement les faits retrouvés par son attention à mon égard, sa compassion et son professionnalisme.
Je me sentais renaître à la vie.
En cinq mois, ces manifestations de grandes souffrances ont pu enfin être apaisées. Maintenant, j’ai 51 ans, je me sens accompagnée et suffisamment appréciée pour guérir et me donner le droit d’exister, de vivre et de devenir.
Hortense : crises d’angoisse et claustrophobie
…j’ai retrouvé des choses que je ne pensais jamais pouvoir retrouver. Par exemple, retrouver le visage des docteurs qui étaient autour de moi… Je me souviens des docteurs qui ont accouché ma mère, c’est assez impressionnant… et j’avoue qu’au début je ne croyais pas trop en mes souvenirs, et après j’ai demandé à mes parents et mes parents ils m’ont dit : « Ah oui, effectivement, ils étaient comme ci et comme ça, et tout, tu as raison », et tout le monde était impressionné et c’est vrai que, même moi encore aujourd’hui, je suis impressionnée d’avoir pu me souvenir de tout ça, de tous ces petits détails.