J’ai toujours été intéressée et intriguée par l’être humain.
Travailleuse sociale de formation, j’ai très vite entrepris un chemin thérapeutique afin d’essayer de comprendre et de lever certains blocages que je pouvais ressentir dans ma vie professionnelle et personnelle.
J’avais essayé plusieurs thérapies (hypnose, gestalt, psychologie clinique, PNL…).
Même si j’avais pu ressentir des bénéfices, je sentais que je n’étais pas allée en profondeur, comme si quelque chose m’échappait, comme si je n’étais pas allée au cœur de mes émotions.
J’ai tout d’abord rencontré le concept d’Enfant Gigogneâ par la lecture du livre « L’Enfant Gigogneâ ».
J’ai alors ressenti un vrai coup de cœur intellectuel et émotionnel.
J’avais alors 24 ans et je venais de vivre une rupture amoureuse très douloureuse. Il était l’homme de ma vie… enfin, c’est ce que je croyais avant de comprendre que cet homme, comme tous ceux qui ont partagé ma vie, était venu réveiller chez moi un foyer émotionnel très, très fort.
À la lecture de ce livre, j’ai beaucoup pleuré comme si chaque histoire racontée était un peu la mienne : attouchements sexuels vécus de mes 11 à 13 ans, par un oncle paternel, infections urinaires à répétition, difficulté à prendre la parole en public, non désirée (j’étais un fameux « Bébé retour de couches »), naissance très difficile avec rejet de ma mère, évanouissement à chaque situation difficile depuis la petite enfance (diagnostic médical : « Votre fille est trop émotive »), sentiment de solitude viscéral, de me sentir spectatrice de ma vie, incapacité à dire non, à faire des choix, alcoolisme de mon père, « handicap » de mon frère…
À la fin de cette lecture, deux évidences me sont apparues :
J’avais enfin trouvé la méthode thérapeutique qui allait me permettre de me libérer de mes blocages et j’avais enfin trouvé l’outil thérapeutique auquel je voulais me former afin de devenir un jour thérapeute.
J’ai tenu mes deux promesses puisque, vingt ans après, j’ai pu parcourir ce merveilleux voyage intérieur qui m’a amenée à remettre en place le puzzle de ma vie, et j’exerce comme thérapeute Enfant Gigogneâ.
Il m’a fallu quatre années entre la lecture du livre et ma première consultation auprès de J.-P.
En effet, à l’âge de 28 ans, un déclic. Celui de la naissance du premier fils de mon frère.
Lorsque j’ai tenu ce petit bébé dans mes bras, j’ai senti une vague d’émotions me submerger, comme si quelque chose de profondément enfoui au fond de moi émergeait, quelque chose de vital avec une impossibilité de revenir en arrière.
À cette seconde précise, j’ai su que je deviendrais un jour mère et que je me devais, pour l’enfant que je porterai dans mon ventre, d’apaiser mon passé et poser mes lourdes valises afin de ne pas les lui transmettre.
À partir de ce moment, j’ai consulté régulièrement J.-P.
Chaque protocole m’a permis de mettre en lumière une petite fille gigogne en souffrance qui était à l’origine de mes symptômes qui se manifestaient le plus douloureusement dans ma vie amoureuse.
Je répétais inlassablement le même schéma amoureux depuis l’âge de mes 16 ans : vie en couple puis séparation au moment d’un engagement officiel (mariage), incapacité à ressentir un sentiment amoureux ou à l’inverse ne rechercher que la passion amoureuse, difficulté à exprimer mes sentiments, difficultés dans ma sexualité (infections urinaires à répétition, douleurs lors des rapports sexuels, difficulté à ressentir du plaisir, sentiment de subir les rapports sexuels sans vraiment savoir si j’en avais envie, repousser les « avances » de mon partenaire jusqu’à l’en décourager, éviter toute situation d’intimité…).
J’attirais des partenaires éperdument amoureux qui « m’étouffaient » ou des partenaires ayant un comportement autoritaire, blessant, et dans le déni de leurs comportements.
J’alternais des périodes de relation amoureuse et de célibat total que je pouvais vivre très difficilement.
Je ressentais alors un sentiment de solitude profond, viscéral, comme s’il me manquait une partie de moi-même, comme si je n’existais qu’au travers de l’autre, comme si quelqu’un m’attendait quelque part et qu’il était ma partie manquante, comme si je ne pouvais pas être complète sans l’autre.
Pour combler ce manque, ce vide abyssal, je remplissais mon agenda en sorties avec mes amis, en activités diverses et variées, en projets. J’étais la bonne amie toujours prête à rendre service, qui accourait à la moindre demande d’aide, la « tata » qui projetait tout son amour et tout son désir d’enfant sur ses neveux, la « fille et la sœur » toujours prête à venir en aide à sa famille…
Je prenais toujours l’initiative de la séparation que je vivais comme une véritable libération.
Paradoxalement, lorsque mes partenaires revenaient malheureux vers moi, alors j’étais prise par une douleur extrême de me sentir être à l’origine de leurs souffrances que je cherchais à atténuer en reprenant la relation amoureuse qui conduisait inexorablement vers une nouvelle séparation…
J’ai répété ce même schéma pendant des années jusqu’à pouvoir donner du sens à ce fonctionnement grâce à la Thérapie Enfant Gigogneâ.
J’ai tout d’abord souhaité aborder mes difficultés rencontrées dans mon couple, notamment mes difficultés sexuelles.
J’avais un souvenir conscient des attouchements sexuels que j’avais vécus durant ma préadolescence, ce qui pouvait déjà expliquer certains de mes symptômes.
En partant de cet évènement, j’ai pu retrouver une autre situation où la petite fille que j’étais subissait des attouchements sexuels de la part de son grand-père paternel pendant la sieste.
En effet, lorsque j’étais enfant, nos grands-parents paternels nous gardaient (mon frère et moi) tous les mercredis et les samedis.
Lors de cette scène, à l’heure de la sieste, cette petite fille de 5‑6 ans était allongée dans le lit de la pièce adjacente à la pièce principale à côté de son grand-père. Alors qu’elle dormait, elle commence à ressentir de la chaleur et un frottement au niveau de son sexe.
Cela la réveille et elle voit que c’est la main de son grand-père qui lui caresse le sexe.
Alors, elle ne bouge pas, ne comprend pas ce qu’il se passe, le corps pétrifié, l’envie de crier pour appeler sa grand-mère qui fait la cuisine à côté, mais elle n’y arrive pas… alors elle attend que « ça se termine ».
Son grand-père se lève et fait comme si tout était « normal », comme si rien ne s’était passé.
Après le choc d’avoir retrouvé ce souvenir, immédiatement est arrivé un sentiment d’apaisement comme si je le savais déjà et que cela donnait du sens à mes ressentis et à mes comportements :
– Je faisais régulièrement des cauchemars dans lesquels je montais l’escalier qui menait à la chambre de mes grands-parents, je sentais la présence d’un homme derrière moi qui avait un grand chapeau et qui respirait fort, j’étais alors prise de panique, j’entendais les battements de mon cœur résonner dans mes oreilles.
Puis je me réveillais tétanisée.
– Même épuisée, je ne parvenais pas à faire de sieste les après-midis.
Lorsque je me l’autorisais, alors je faisais souvent des rêves érotiques et me réveillais en sursaut avec des sensations d’excitation au niveau de mon sexe.
– Enfant, je ressentais une certaine gêne physique à être à proximité de mon grand-père, je me sentais mal à l’aise, sur le qui-vive, et je détestais devoir lui faire la bise pour le saluer.
– Ses paroles à l’égard des femmes étaient humiliantes et dégradantes et du haut de mes 5‑6 ans, je ressentais du dégoût pour cet homme-là, en même temps que de l’affection.
Tout était confus.
– Souvent, il faisait des commentaires sur mon corps et ma grand-mère lui rappelait que j’étais sa petite-fille (la seule et l’unique parmi tous ses petits-enfants).
Après ce premier protocole et le sens donné à mes symptômes, j’ai ressenti un réel apaisement qui s’est traduit par une facilité à m’endormir, à me reposer même pendant l’après-midi, à être moins en hypervigilance par rapport à mes partenaires, à accepter et à ressentir du plaisir lors de simples caresses intimes, et tout simplement à ne plus ressentir du dégoût et de la honte en lien avec la sexualité.
Mon grand-père paternel étant décédé à l’époque, je n’étais pas confrontée à sa présence, ce qui a facilité mon apaisement.
Cet abus sexuel retrouvé avec mon grand-père m’a permis également de voir ma famille paternelle sous un autre angle et peut-être d’avoir des éléments de compréhension : mes deux tantes présentaient toutes les deux des symptômes significatifs : obésité morbide, tentative de suicide à l’adolescence, l’une a déclaré la maladie d’Alzheimer au dernier stade dès le décès de son père et en est décédée quelques années après ; la seconde a déclaré une sclérose en plaques…
Mes oncles et mon père souffrent tous de diverses maladies : alcoolisme, polyarthrites diverses, psoriasis, dépression chronique, obésité, troubles de l’humeur, hypocondrie… Un oncle a été accusé d’attouchements sexuels sur son fils aîné et j’ai subi également des attouchements sexuels de la part du plus jeune frère de mon père.
Ma grand-mère souffrait du syndrome de « l’intestin irritable », faisait chambre à part avec mon grand-père depuis des années, se réfugiait dans la lecture et, au décès de son mari, elle a repris du poids et a recommencé à manger normalement. Tous ses symptômes ont disparu.
Retrouver cet abus sexuel avec mon grand-père m’a permis de donner du sens à mes symptômes, qui ont disparu ensuite, et aussi à cette « ambiance familiale malsaine » que je ressentais profondément en moi.
Même si certains symptômes avaient disparu, d’autres perduraient.
Ce qui m’a conduite à effectuer un autre protocole en partant de ce que je ressentais lors de mes relations sexuelles avec mon partenaire : corps tendu et crispé, douleur lors de la pénétration, infection urinaire.
Parallèlement, mon partenaire souffrait également de difficultés d’érection, rendant nos relations intimes difficiles. Je me retrouvais alors complètement bloquée et frustrée.
Ce nouveau protocole m’a amenée à retrouver un nouvel abus sexuel, un viol, avec mon père cette fois-ci !
Cette scène s’est déroulée lors d’une balade dans un bois alors que j’avais environ 3 ans.
Nous étions tous les deux avec mon père et j’ai décrit une scène assez floue : mon père s’arrête de marcher, se retourne et vient vers cette petite fille, il s’allonge sur elle, baisse son pantalon et la petite fille sent une douleur intense dans son sexe, elle regarde le ciel, elle n’est plus dans son corps, elle est partie loin pour ne plus souffrir.
Elle se dit « Je suis morte » plusieurs fois.
Son père se lève et repart sans une parole.
La petite fille se lève comme une marionnette et marche… son corps est vide… elle pense qu’elle est dans un cauchemar, que ce n’est pas vrai, son corps n’est que douleurs et son coeur est explosé en mille morceaux.
Elle veut mourir…
Retrouver cet abus sexuel a été tellement déstabilisant, tous mes repères s’effondraient et, en même temps, la même sensation que pour mon grand-père, comme si je le savais au fond de moi et que cela venait simplement confirmer mes ressentis.
Dire que j’ai accepté facilement de retrouver ce traumatisme serait faux.
J’ai pleuré, hurlé de douleur, j’ai cru que j’allais mourir une deuxième fois avec un sentiment d’urgence à dire à tout le monde ce que mon père m’avait fait, le dire à ma mère et à mon frère, aller voir mon père pour le confronter, porter plainte…
J’ai vécu un tsunami émotionnel : colère, haine, envie de vengeance, dégoût, honte, tristesse, désespoir de vivre dans cette humanité, envie de mourir, de tout quitter, sentiment d’injustice.
Et, paradoxalement, comme un apaisement de comprendre enfin l’origine de mes maux, de ma détresse, de ma souffrance.
Non, je n’étais pas folle : j’avais subi un inceste !
Je comprenais enfin les ressentis physiques que je pouvais avoir lors de mes relations intimes avec des hommes que j’aimais pourtant.
Comme si à chaque fois les fantômes de mon père et de mon grand-père venaient parasiter mes relations amoureuses.
Des souvenirs sont remontés à la surface, mes ressentis d’enfant, ce corps tétanisé lorsque j’étais à côté de mon père, avoir envie de vomir lorsque je sentais son odeur, serrer mes mâchoires continuellement, cette boule au ventre du matin au soir, cette envie de vite grandir pour quitter la maison, ce sentiment de dégoût, de honte qui me collait à la peau et aussi de culpabilité…
Puis, me retrouver en face de mon père m’était tellement difficile.
Je me suis aperçue que je n’étais pas vraiment présente lors des repas de famille comme si j’étais ailleurs, pas dans mon corps.
J’ai enfin compris le phénomène de dissociation que j’utilisais inconsciemment.
Ce mécanisme de défense qui avait permis ma survie était en train de me nuire en me rendant complètement spectatrice de ma vie.
J’étais totalement coupée de mes émotions, de mes désirs.
Comprendre, mettre du sens, apaiser la petite fille que j’avais été, intégrer cet élément à mon histoire.
J’ai décidé d’en parler à mon compagnon sans nommer l’auteur.
Je souhaitais qu’il comprenne mes comportements vis-à-vis de lui et notamment les difficultés dans notre vie sexuelle.
Mon compagnon a su trouver les mots justes : je me suis alors sentie accueillie avec bienveillance et amour.
Peu à peu, j’ai continué à cheminer et à constater combien cet acte avait été destructeur pour l’enfant que j’avais été et pour la femme que j’étais.
Quelques mois après avoir fait ce travail thérapeutique, j’étais enceinte comme si maintenant je pouvais accueillir la vie.
Je pouvais enfin commencer un nouveau chapitre de ma vie.
Après une grossesse idéale, l’accouchement de ma fille a été « traumatique » : césarienne en urgence, car mon col ne s’ouvrait pas…
J’étais tellement déçue de ne pas avoir pu accoucher par voie basse.
Ma sage-femme m’indique que les femmes ayant subi des abus sexuels ont un plus grand risque d’accoucher par césarienne… Encore une fois, la réalité me rappelle l’inceste que j’ai subi enfant.
Avec ma fille, je deviens une maman totalement épanouie et vigilante.
J’avais tellement attendu ce moment que je profite de chaque seconde avec elle. La regarder grandir dans un univers aimant et sécurisant me permet aussi de réparer la petite fille que j’étais.
La naissance de ma fille m’a enfin permis d’atterrir dans ma vie et d’en devenir actrice.
C’est ainsi que deux ans après, j’ai commencé la formation de psychopraticienne auprès d’Espace Transformation.
Lors de la première session, un souvenir d’un nouvel abus sexuel avec mon père me revient en mémoire.
C’est un flash. J’entreprends alors un nouveau protocole pour découvrir un attouchement sexuel vécu à l’âge de 7‑8 ans avec mon père alors que nous étions dans sa voiture.
Lors de ce travail, je retourne voir la petite fille de 3 ans.
Le travail de libération est plus précis, plus complet.
Je ressens vraiment que cette fois-ci le travail est fini.
Je me sens libérée, je n’ai pas besoin de preuves, les doutes que j’avais pu avoir tout au long de ce travail s’envolent et laissent place à un profond sentiment d’unité, comme si mon puzzle intérieur était enfin complet.
Je me sens enfin présente dans mon corps, je ressens mes émotions, je suis enfin là…
Quelques jours après avoir identifié et mis en paix ce traumatisme d’abus sexuel, j’ai RDV avec mon nouveau gynécologue.
Je lui parle de mes douleurs lors de mes rapports sexuels.
Après m’avoir auscultée, il me regarde et me dit :
« Bon, là il faut qu’on parle ! Avez-vous accouché par voie basse, et si oui, est-ce que l’accouchement a été particulièrement difficile ?
— Non, j’ai accouché par césarienne en urgence.
— Je vais vous poser une question très directe : avez-vous été abusée sexuellement lorsque vous étiez enfant ? »
Je suis surprise par son questionnement et lui réponds :
« Je viens de faire un travail thérapeutique où j’ai retrouvé un viol subi quand j’étais enfant.
— Oui, madame, je vous confirme que les lésions que j’observe sont le résultat d’une pénétration particulièrement violente vécue vers l’âge de 2‑3 ans…
— C’est exactement le souvenir que j’ai retrouvé ! Comment pouvez-vous le voir ?
— Les lésions que vous avez, qui sont à l’origine des douleurs lors des rapports sexuels, sont dues à un processus de fibrose entraînant un durcissement des tissus qui perdent leur élasticité et qui leur confèrent un aspect figé, rugueux, dur.
Alors, vous pourrez dire à votre thérapeute qu’il vous a permis de retrouver un souvenir qui correspond bien à une réalité que je peux observer aujourd’hui par rapport aux lésions que vous avez.
Si vous souhaitez porter plainte contre l’agresseur, étant expert auprès des tribunaux, je pourrai attester de la véracité des faits et vous gagneriez le procès. De plus, au regard des lésions que vous avez, un accouchement par voie basse était impossible et cela explique le recours à la césarienne. »
Mon gynécologue m’a ensuite informée qu’il était possible de procéder à une intervention chirurgicale réparatrice qui pourrait améliorer ma sexualité.
En quelques secondes, j’ai obtenu la preuve irréfutable que le viol que j’avais retrouvé lors de ma Thérapie Enfant Gigogneâ était bien réel, car mon corps en avait gardé les traces indélébiles et que je n’avais aucune responsabilité dans le fait de ne pas avoir pu accoucher par voie basse.
Soulagement, stupéfaction et, en même temps, immense tristesse de constater encore une fois combien cet acte avait pu impacter ma vie dans le moment le plus important pour moi, qui était celui de donner naissance à ma fille.
Au jour d’aujourd’hui, je n’ai pas souhaité porter plainte contre mon père.
Par ailleurs, au cours de mon cheminement thérapeutique, j’ai été amenée à retrouver le départ d’un frère jumeau vécu pendant la vie intra-utérine.
Lors du travail d’exploration, j’ai retrouvé précisément les sensations d’être reliée à mon frère jumeau, puis, sans comprendre, je le vois s’éloigner peu à peu de moi, devenir sombre puis disparaître totalement de mon champ de vision.
J’ai vu précisément en détail le contexte de cette scène : ma mère qui marchait pour aller chez ma grand-mère maternelle en poussant le landau de mon frère de treize mois mon aîné.
Lorsque j’ai évoqué cette scène à ma mère, elle a été stupéfaite et m’a confirmé la réalité des faits : alors qu’elle parcourait à pied les cinq kilomètres qui la séparaient de ses beaux-parents, elle avait ressenti quelques contractions, avait perdu du sang et avait eu très peur de perdre son bébé.
Ce jour-là, elle a perdu l’un de ses bébés, et moi, je suis restée avec toutes les conséquences que cela a impliquées : sentiment d’abandon, culpabilité, peur de perdre ma place, sentiment pesant de solitude extrême, impossibilité à me séparer, être toujours en recherche de ma part manquante…
Les bénéfices de ce travail d’identification et de libération ont été surtout marquants dans mes relations amoureuses et amicales.
Depuis ce jour, je parviens à quitter une relation qui ne me convient pas, je n’entre plus dans les relations amicales fusionnelles, je ne ressens plus ce sentiment de solitude et de tristesse intense, et je suis certaine que ce travail m’a permis d’avoir une relation plus sereine avec ma fille, qui n’est pas le fantôme de mon jumeau.
En conclusion, la Thérapie Enfant Gigogneâ m’a permis d’aller chercher au plus profond de moi-même les sources de mes maux, de leur donner du sens et de m’en libérer.
Je peux affirmer qu’aujourd’hui, je ne subis plus les conséquences des traumatismes de mon enfance : je les ai identifiés, sortis du placard, regardés en face, désactivés et intégrés à ma biographie.
Puis, j’ai décidé d’avancer vers la femme que j’ai choisi d’être et de devenir.
Extrait de « Guérir le futur des blessures du passé : La Thérapie enfant Gigogne® » Éd Trédaniel